Mise à jour le 5 juin 2009


06 juin 2005, tract

Loi Fillon



L’exigence immédiate :
ABROGATION PURE ET SIMPLE DE LA LOI FILLON !

Ceci implique :
AUCUNE DISCUSSION DES DÉCRETS D’APPLICATION !

Loi Fillon : le gouvernement manoeuvre. Il suspend la publication des décrets d'application de la loi Fillon.


L’exigence immédiate :
ABROGATION PURE ET SIMPLE DE LA LOI FILLON !

Ceci implique :
AUCUNE DISCUSSION DES DÉCRETS D’APPLICATION !

Aussitôt nommé à la place de Fillon, comme ministre de l’Éducation nationale Gilles de Robien a suspendu l’application de la loi Fillon : aucun décret d’application ne sera publié dans l’immédiat; le Conseil supérieur de l’Éducation prévu pour le 16 juin n’est pas annulé (mais aucun décret d’application de cette loi n’y sera présenté).

Cette suspension est l’expression de la crise politique qui touche Chirac et sa majorité UMP-UDF après la défaite qu’ils ont subie lors du référendum sur le traité constitutionnel. Cette défaite infligée à Chirac par les travailleurs et la jeunesse le 29 mai s’est appuyée sur la puissante mobilisation de janvier-février-mars, en particulier sur les mobilisations de lycéens et des enseignants qui ont combattu pour le retrait pur et simple de la loi Fillon.

L’ampleur de la crise conduit de Robien à effectuer cette manœuvre en recul.

Il suspend la publication des décrets. Mais la loi Fillon n’est pas abrogée. Le ministre a été clair : la loi «est votée et sera appliquée». De Robien manœuvre : après la défaite de Chirac, il cherche à désamorcer la résistance à cette loi pour sauver l’essentiel, et en faire appliquer une partie «dans le courant de l’année 2005-2006». De la même manière, Villepin reçoit les dirigeants des confédérations syndicales avant d’annoncer à l’Assemblée de nouvelles attaques contre les salariés, le développement de contrats précaires.

Le ministre manœuvre en proposant de reprendre les discussions avec les syndicats enseignants, avec les organisations de parents d’élèves, avec les pseudo-syndicats de lycéens (UNL, …) et avec des représentants des comités d’action lycéens. Et tous les dirigeants de ces organisations s’en réjouissent. Ainsi, Gérard Aschiéri, secrétaire général de la FSU (la principale fédération syndicale de l’ enseignement), se félicite de «ce geste qui permet de discuter» et demande que «la loi Fillon soit remise à plat».

Mais «discuter» de l’application de cette loi, c’est tourner le dos à l’exigence des enseignants et des lycéens : abrogation pure et simple de la loi !

Ce que veulent les lycéens, ce que veulent les enseignants, c’est la suppression totale et définitive de la loi Fillon.

Discuter des décrets d’application de la loi, c’est permettre à de Robien de préserver la loi (même partiellement), c’est légitimer Chirac et son gouvernement. La responsabilité des dirigeants des syndicats, c’est d’exiger «l’abrogation de la loi Fillon» et donc de refuser toute discussion concernant son application. Une telle position, adoptée par l’ensemble des organisations, serait un point d’appui décisif pour imposer l’abrogation de la loi.

Aucun soutien à Chirac !

Bien que sévèrement défait, Chirac poursuivra sa politique contre la jeunesse et les travailleurs tant qu’il sera au pouvoir.

Il s’agit donc de le chasser sans attendre 2007.

Or, à l’inverse, aucun des dirigeants du PS, ni du PCF ( ni aucun dirigeant syndical), n’a exigé son départ au soir du 29 mai. Ni Marie George Buffet, ni Hollande, ni Fabius n’ont formulé cette exigence élémentaire : «Chirac doit partir immédiatement», ni formulé une alternative en proposant que «le PS et le PCF constituent immédiatement un gouvernement sans Chirac, ni parti bourgeois».

Une telle déclaration serait décisive pour contraindre Chirac au départ, compte-tenu de l’ampleur de la défaite subie par celui-ci. Et la constitution d’un gouvernement des seuls partis ouvriers, sans avoir la moindre illusion à l’égard des dirigeants de ces partis, créerait une situation nouvelle pour la mobilisation de la jeunesse et des travailleurs.

En tout état de cause, il ne peut y avoir de véritable combat pour nos revendications sans combattre en même temps pour chasser Chirac et son gouvernement : imposer par la mobilisation l’abrogation pure et simple de la loi Fillon, le rétablissement des postes d’enseignants, des surveillants (MI-SE), imposer l’abrogation de toutes les lois réactionnaires qui développent la précarité, les contrats à durée limitée, la flexibilité, qui s’attaquent à la Sécurité sociale et aux acquis sociaux…est indissociable du combat pour en finir avec Chirac. Ceci implique que l’unité de toutes les organisations (des travailleurs, de la jeunesse) se réalise pour imposer le départ de Chirac sans attendre 2007.

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