Mise à jour le 5 juin 2009


12 février 2006, tract
tract disponible en pdf

Politique intérieure



Pour en finir avec cette politique au service du capitalisme,
une première nécessité : Front unique pour chasser Chirac
et son gouvernement, sans attendre 2007!


La politique de Chirac, celle de Villepin et de Sarkozy, de l’UMP et de l’UDF, chacun la connaît ; tous les jours, ce sont de nouvelles attaques. Parmi les plus récentes :

- la privatisation de la SNCM – compagnie maritime desservant notamment la Corse – l’envoi du GIGN contre les marins, l’utilisation de la police contre les dockers , les grévistes des ports.

- l’envoi de la police pour expulser ceux qui occupent des logements insalubres alors que le gouvernement détruit les HLM et aide les spéculateurs à organiser l’explosion des loyers ;

- la chasse aux travailleurs et aux lycéens sans papiers

- le développement des petits boulots (CNE, assistants pédagogiques corvéables à merci…)

- les universités devenant payantes malgré la loi ;

- le déremboursement de centaines de médicaments, l’asphyxie des hôpitaux, etc…

Et tant que ce gouvernement sera en place, il poursuivra son offensive contre la jeunesse et les travailleurs.

Pourtant, en 2004, lors des élections régionales puis européennes, les candidats de Chirac avaient subi une dure défaite. Une majorité de travailleurs et de jeunes avaient voté pour les listes dirigées par le PS et le PCF pour en finir avec cette politique.

De même le 29 mai 2005, le Non au traité constitutionnel l’avait emporté, alors que Chirac avait convoqué le référendum pour essayer d’obtenir un nouveau soutien.

Dans ces conditions, Chirac battu devait partir. Or, il est resté en place. La raison en est simple : aucun dirigeant syndical (CGT, FO, FSU…), ni le PS, ni le PCF n’a mené campagne pour exiger le départ de Chirac. (et pas plus la LCR et LO). Tous ont renvoyé la question du pouvoir à 2007.

L’unité ne fut pas réalisée sur l’exigence : «dehors Chirac». Et le PS comme le PCF refusèrent de se porter candidats au pouvoir, refusèrent de déclarer «nous sommes prêts à constituer immédiatement un gouvernement sans Chirac, sans ministres bourgeois».

Or s’il y avait eu, s’il y avait une telle déclaration, Chirac aurait du mal à résister. Et s’il s’accrochait au pouvoir, la mobilisation serait facilitée pour le chasser car l’existence d’une telle perspective politique –sans avoir la moindre illusion à l’égard du PS et du PCF - serait un puissant facteur pour la mobilisation des travailleurs et de la jeunesse.

En laissant Chirac Sarkozy et Villepin en place jusqu’en 2007 au moins, les dirigeants syndicaux, ceux du PS et du PCF permettent à Chirac de poursuivre sa politique. Ils font croire que par la mobilisation on pourrait faire pression sur le gouvernement de Chirac pour qu’il fasse une autre politique alors que les puissantes mobilisations des travailleurs au printemps 2003, celles de février-mars 2005 avec les lycéens ont montré qu’on ne pouvait rien gagner sans se fixer l’objectif : vaincre et chasser Chirac par la grève générale.

à l’issue des grèves et manifestations du 4 octobre, la question va nécessairement se reposer : combattre pour imposer la mobilisation unie de toute la jeunesse et de la classe ouvrière pour chasser, par la grève générale ce gouvernement au service du capitalisme. C’est sur cette voie que Révoltes propose de s’organiser.

Un tel combat s’inscrit dans une perspective : celle d’en finir avec la capitalisme, celle de la révolution pour un socialisme authentique.

Le
dernier bulletin est sorti !


Pour nous contacter

Pour s'abonner