Mise à jour le 5 juin 2009


04 octobre 2005, tract

SNCM



Assez de privatisation, assez de suppression d'emplois !
Pour le maintien intégral à 100% de la SNCM comme entreprise d'état.
Aucun licenciement, aucune suppression d'emploi, respect des statuts et acquis des personnels !
Arrêt immédiat des poursuites judiciaires !
Retrait des forces de police envoyées contre les grévistes des ports !
L'état doit financer la SNCM à hauteur des besoins avec ou sans l'accord des «commissaires de Bruxelles».


Le gouvernement Chirac poursuit à marche forcée son entreprise de privatisation des entreprises publiques qui se traduit par la destruction des statuts et garanties des personnels, les réductions massives d'emplois et par la hausse des tarifs publics.

En même temps que l'attaque portée contre EDF et les sociétés nationales d'autoroutes, Chirac et Villepin - avec Breton - ont décidé d'offrir la SNCM au fonds d'investissement Butler Capital Partner (BCP) : pour 35 millions d'euros, BCP va pouvoir faire main basse sur une entreprise qui a 500 millions d'actifs auxquels s'ajoutent 113 millions de recapitalisation donnés par l'état. Et 350 à 400 emplois seraient immédiatement supprimés (sur un total de 2 400 emplois).

Contre ces plans, les travailleurs de la SNCM, les agents du port de Marseille se sont mis en grève le 19 septembre.

Le gouvernement a envoyé la police contre les grévistes du port de Marseille, puis les gendarmes mobiles à Bastia. Le 28 septembre, des commandos du GIGN sont aéroportés contre des marins traités comme de dangereux pirates pour avoir détourné un navire alors même que c'est le gouvernement qui détourne la SNCM au profit d'un fonds spéculatif.

Aujourd'hui, le gouvernement manoeuvre avec l'appui des bureaucrates syndicaux: ceux-ci ne demandent pas le maintient à 100% de la SNCM sous contrôle de l'état; de même tous les bureaucrates syndicaux acceptent de discuter d'un «plan social», c'est-à-dire de suppression d'emplois. à l'inverse, soutenir le combat des travailleurs de la SNCM, c'est se prononcer pour:

- Aucune privatisation, même partielle. La SNCM doit rester entièrement et totalement propriété d'état. C'est la première condition pour qu'il n'y ait ni licenciement ni suppression d'emploi. Et donc : aucune négociation des plans du gouvernement !

- Maintien de tous les acquis et du statut des personnels, sans lesquels il ne peut y avoir garantie d'un véritable service public de transport.

- Arrêt immédiat des opérations policières et des poursuites judiciaires.

C'est sur cette base que l'unité des organisations ouvrières devrait être réalisée pour infliger un défaite à Chirac et à son gouvernement.

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