Mise à jour le 5 juin 2009


15 décembre 2008, communiqué

Enseignement, Université



Darcos manoeuvre mais maintient tous ses projets


À l'évidence, le gouvernement est inquiet. Il a suivi avec attention la révolte de la jeunesse grecque. Il a pris la mesure de la profondeur de la mobilisation qui est en gestation en France, celle des lycéens, et de l'ensemble de enseignants avec le soutien des parents; celle des étudiants et des enseignants chercheurs à l'Université. Il redoute la conjonction de cette mobilisation avec celle de l'ensemble des travailleurs frappés par les plans de licenciements et la baisse du pouvoir d'achat.

Alors, il tente de désamorcer la mobilisation. Il propose aux responsables syndicaux de reprendre une fois encore les discussions pour, une fois encore, remettre sur la table son projet de réforme.

Et il maintient toutes les suppressions de postes; il ne renonce ni à la réforme des lycées, ni aux autres projets réactionnaires, et les réformes déjà imposées demeurent en place, notamment dans les écoles et à l'Université.

Face à cette manoeuvre, la réponse doit être claire : il n'y a rien à discuter, Darcos doit annoncer le retrait pur et simple de l'ensemble de sa réforme.

La mobilisation unie peut infliger une défaite à Darcos, Pécresse et Sarkozy. Pour cela, il faut des mots d'ordre clairs :

- retrait total du projet de réforme des lycées, et de tous les autres projets (réforme du recrutement des professeurs, réforme des doctorants, modification du statut des professeurs d'université, ...)

- suppression des réformes imposées en primaire, retrait de la LRU et de la réforme de la licence, de la réforme de la Recherche et du CNRS

- rétablissement de tous les postes supprimés, à commencer par ceux des RASED

C'est sur cette base que la mobilisation peut s'amplifier.


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