Mise à jour le 5 juin 2009


15 septembre 2008, tract
tract disponible en pdf

Afghanistan



Pour en finir avec la guerre néo-coloniale en Afghanistan :

Retrait de toutes les armées impérialistes !

Retrait des troupes françaises !


Il y a aujourd'hui en Afghanistan plus de 45 000 soldats envoyés par les États-Unis et leurs alliés, près de 60 000 selon certaines sources, qui occupent le pays et mènent une véritable guerre. Et le nombre de victimes au sein de la population va croissant. Parmi ces troupes étrangères : 1600 soldats français.

Semaine après semaine, on annonce que des « bavures » ont tué des civils, parfois par dizaines. Le gouvernement français s'est tu.

Mais le 18 août, dix soldats français sont tués. Alors le gouvernement s'inquiète des réactions possibles. Il lui faut justifier cette intervention, ainsi que l'envoi de renforts français décidé par Sarkozy. Celui ci s'envole aussitôt pour Kaboul et déclare le 20 août: « Pourquoi on est ici? Parce qu'ici se joue une partie de la liberté du monde. Ici se mène le combat contre le terrorisme".

Deux jours plus tard, 90 civils sont tués par un bombardement américain.

Le premier septembre, lors d'une nouvelle « bavure », trois enfants sont tués et d'autres civils blessés. Silence de Sarkozy.

Qui donc terrorise la population ?

Une guerre impérialiste

Dès octobre 2001, le gouvernement français a participé à l'intervention militaire en Afghanistan (guerre qui a fait des centaines de milliers de victimes). Au lendemain de l'attentat du 11 septembre touchant les tours du World Trade Center à New York, G.W. Bush déclarait alors : " Cela va être une bataille monumentale du Bien contre le Mal "

Dans cette "guerre" qu'il annonçait, Bush avait obtenu l'appui total de l'ensemble des gouvernements impérialistes. Chirac, alors président, et le gouvernement que dirigeait Jospin, ont approuvé cette intervention et on donné à l'armée française l'ordre d'y participer. (Ce gouvernement était composé de ministres du Parti socialiste, du Parti communiste des Verts et des Radicaux). Les autres pays membres de l'Union Européenne contribuaient à cette intervention.

Les attaques terroristes furent le prétexte à une offensive d'ensemble contre les peuples du Moyen-Orient et par contre coup contre ceux du Proche-Orient (le peuple palestinien en premier lieu). C'est ce que Bush avouait lui-même, le 13 septembre 2001 : " Derrière les larmes, nous tenons une opportunité…". Bush précisait : " Aujourd'hui nous visons l'Afghanistan, mais la bataille est plus large". La guerre en Afghanistan préparait la guerre contre l'Irak (laquelle débutait en mars 2003). Avec un objectif : le contrôle du Proche et du Moyen-Orient.

Le gouvernement Karzaï, un gouvernement fantoche.

L'offensive militaire (avec la participation française), a permis aux États-Unis d'installer à Kaboul un pouvoir fantoche à la botte de l'impérialisme. Celui-ci est incapable de survivre sans l'appui des troupes d'occupation. Il se trouve en butte à une résistance armée de différents groupes plus ou moins liés.

Ces groupes, généralement qualifiés de Talibans, ont à l'origine été formés par la CIA pour mener la guerre contre les troupes du Kremlin en 1979. Beaucoup sont équipés et financés par les services de l'État pakistanais, un vieil allié des États-Unis. Bush en est réduit à ordonner secrètement des interventions militaires à l'intérieur du Pakistan. Cette occupation impérialiste nourrit l'hostilité de la population afghane et ne peut que renforcer politiquement les groupes de résistance.

Il faut une position claire de toutes les organisations ouvrières et de la jeunesse.


Pour justifier leurs critiques actuelles, le PS et le PCF prétendent que le caractère de cette intervention serait devenu différent (car ils avaient soutenu cette guerre en 2001).

S'il se veut critique, Hollande ne demande pas le retrait des troupes et propose de « réaménager » un plan de « maintien de l'ordre » : l'armée française devrait seulement s'occuper de l'«encadrement » de l'armée afghane et laisser celle-ci en première ligne. Pour faire le sale boulot ?

Le PCF demande de son côté le retrait des troupes (françaises seulement) ; mais il propose de plus que la France « contribue à provoquer, au sein des Nations Unies, avec ses partenaires européens, une mise à plat urgente des opérations de maintien de la paix, en particulier concernant l'Afghanistan ». Or l'Histoire a prouvé que l'ONU servait à mettre en œuvre des interventions militaires impérialistes quand les grandes puissances sont d'accord entre elles. Et en cas de désaccord, les États-Unis y ont un droit de veto. On ne doit donc rien attendre de l'ONU, bien au contraire.

Quant à Besancenot, il n'est pas très clair. Certes, il se prononce pour « un retrait immédiat des troupes françaises et des troupes de l'OTAN d'Afghanistan ». Mais en même temps, il se prononce pour une « aide politique, diplomatique et économique internationale pour permettre au peuple afghan, et à ceux qui veulent résister (aux talibans) de le faire ». Les peuples d'Afghanistan auraient donc besoin qu'on les « aide » à résister aux Talibans ? Mais ont-ils demandé une telle aide ? Et qui va apporter cette aide : l'armée américaine ? L'aviation française ? 

Disons le clairement : on ne peut maquiller une intervention impérialiste, même avec un casque « bleu » ou « blanc » ou avec un label « humanitaire ». Ce dont la population d'Afghanistan a besoin, c'est d'abord que l'on mette fin à toute intervention impérialiste, militaire pour commencer, mais aussi « humanitaire », financière et politique.


Cela ne règlera pas tout, loin s'en faut. Mais c'est une première condition pour que les peuples d'Afghanistan puissent commencer à régler leurs propres problèmes.


Par ailleurs, certains jugent inacceptable que le gouvernement français, dans cette guerre, s'aligne sur les États-Unis ». Mais toute intervention impérialiste, avec ou sans les États-Unis, est inacceptable. En Afrique, en Côte d'Ivoire, par exemple, l'impérialisme français n'hésite nullement à intervenir pour son propre compte. La première exigence, en France, c'est donc le retrait des troupes françaises.

Pour que la mobilisation puisse imposer le retrait des troupes impérialistes, il est donc nécessaire que l'unité de toutes les organisations ouvrières (des syndicats CGT, FO, FSU, Unef) et des partis (PS, PCF…) se réalise sur un mot d'ordre clair :

À bas l'intervention impérialiste contre l'Afghanistan.

Retrait des troupes impérialistes, à commencer par les troupes françaises !

Contre toute intervention impérialiste sous quelque forme que ce soit !

Le
dernier bulletin est sorti !


Pour nous contacter

Pour s'abonner