Mise à jour le 5 juin 2009


21 février 2009, communiqué
communiqué disponible en pdf

Politique Intérieure



Pour en finir avec la domination coloniale en Guadeloupe et en Martinique.


Une mobilisation historique s'est développée depuis des semaines en Guadeloupe puis à la Martinique. La revendication salariale a cristallisé le combat des salariés. Ce combat a entraîné à sa suite toutes les couches de la population qui subissent le coût excessif de la vie.
« On va les foutre dehors ! »

Au delà, c'est toute la situation coloniale qui est remise en question, à travers le slogan mille fois répété : « La Guadeloupe est à nous » ; ou bien : « On va les foutre dehors … La Martinique nous appartient ».

Ce qui est visé, c'est une situation où une poignée de grandes familles, des békés, s'arrogent le contrôle de la terre et de l'essentiel de l'économie, une situation où l'état est au service de cette poignée de békés, une situation où les fonctionnaires qui sont envoyés de la métropole bénéficient d'avantages salariaux tandis que le chômage est massif dans la population antillaise. Toute la situation est marquée par ce fait très simple : les grandes familles esclavagistes qui régnaient au XVIIIème et XIXème siècle sont les mêmes qui contrôlent le pays.

Le capitalisme aux Antilles a construit sa richesse et son pouvoir à partir de l'esclavage. Lorsque le système de l'esclavage a pris fin, cette poignée de grands propriétaires a conservé la richesse. Mieux : ils se sont faits grassement indemniser pour la « perte » de leurs esclaves….Aujourd'hui, ils ont le pouvoir économique et l'état veille à préserver leurs propriétés, leur richesse et leurs intérêts.

« Retirez Sarkozy ! »

Après des semaines de grève générale, un recul du gouvernement et du patronat sur les salaires serait un incontestable succès. A l'étape actuelle, cela n'est pas acquis. Mais plus encore ce serait un point d'appui dans le combat contre l'état colonial et son principal représentant : Sarkozy. Cette volonté de combattre ce gouvernement et cet Etat s'exprime avec le mot d'ordre des jeunes guadeloupéens: « Retirez Sarkozy ! ». Car un éventuel succès salarial ne peut rien régler sur le fond.

Dans cette perspective, des exigences immédiates peuvent être mises en avant : expropriation des grandes familles qui contrôlent la terre et le commerce, et redistribution des terres à ceux qui les travaillent, expropriations des banques qui interviennent aux Antilles, et contrôlent des banques et des sociétés de commerce par les travailleurs guadeloupéens et martiniquais, retrait des forces militaires et policières de répression. Beaucoup de forces politiques critiquent la politique coloniale et la répression à la Guadeloupe et à la Martinique, mais toutes oublient ces exigences élémentaires : expropriation des grandes fortunes ères de l'esclavagisme, expropriation des monopoles qui contrôlent l'économie locale, retrait des forces armées de l'état colonial, à commencer par celles que le gouvernement vient d'envoyer.

De telles mesures s'inscrivent dans une perspective qui, tôt ou tard mais inévitablement, se fera jour : celle s'une fédération socialiste des Caraïbes.
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