Mise à jour le 5 juin 2009


28 janvier 2009, tract
tract disponible en pdf

Politique intérieure



Pour le retrait des réformes réactionnaires, pour le rétablissement des postes supprimés, pour en finir avec cette politique contre la jeunesse et les travailleurs,

Il faut infliger une défaite politique à ce gouvernement.

Cela implique : rompre immédiatement toutes les négociations avec Sarkozy.


Une avalanche ininterrompue d'attaques et de « réformes »

Chaque semaine, ce sont de nouveaux plans de licenciements. Et chaque semaine, c'est une nouvelle attaque, une nouvelle réforme contre la jeunesse, contre les salariés. Parmi les dernières : la modification du statut des enseignants - chercheurs pour les transformer en larbins des présidents d'universités ; l'embauche de 5000 précaires pour contrôler les absences des lycéens alors que les postes d'enseignants et de CPE sont supprimés par dizaines de milliers, et qu'il manque des milliers d'infirmières, de médecins scolaires, d'assistantes sociales …

Sarkozy et Darcos manœuvrent mais ne reculent pas

Quand la mobilisation devient menaçante, Sarkozy manœuvre, mais il recule pas, contrairement à ce que l'on voudrait nous faire croire. Darcos a reporté la réforme des lycées d'un an, mais il explique que c'est pour mieux la faire passer ensuite. Darcos prétend rétablir une partie des 3500 postes supprimés de RASED (instituteurs spécialisés pour les élèves en difficulté). Mais il ne recrée aucun poste, il les prend parmi les autres instituteurs.

Pour combattre Sarkozy, il faut d'abord des mots d'ordre clairs :

Retrait définitif de la réforme des lycées.
Retrait de toutes réformes
imposées dans l'enseignement primaire, dans l'enseignement professionnel (bac pro en trois ans), à l'Université et dans la Recherche
Rétablissement de TOUS les postes supprimés, dans l'enseignement en particulier

Sarkozy recherche la bienveillance des dirigeants des syndicats et organisations ouvrières

Sarkozy utilise toujours la même méthode : avant chaque attaque, il propose aux responsables syndicaux de discuter, de négocier, pour éviter une mobilisation immédiate, et pour obtenir l'accord d'un ou deux responsables sur ses projets. Puis il attaque brutalement.

Il faut cesser de négocier les projets de Sarkozy : car négocier, c'est l'encourager à poursuivre sa politique. Et cela empêche les ripostes immédiates.

Une nécessité immédiate : lui infliger une défaite politique

C'est sur cette base qu'il faut préparer, au-delà d'une grève de 24 heures de véritables mobilisations (à l'université et dans toute l'éducation nationale, dans les hôpitaux….), mobilisations ouvrant la voie à la grève générale de tous les travailleurs. Une telle grève générale, dans l'unité, peut briser la politique de Sarkozy, lui infliger une défaite politique majeure.

Une telle mobilisation implique la constitution par les assemblées générales de véritables comités de grève et de coordinations auxquels les responsables syndicaux doivent rendre compte.

Deux exemples de négociations :

Pour imposer la LRU (loi qui met les universités en concurrence), le gouvernement a négocié ce projet avec les syndicats, puis l'a fait voter durant l'été 2007. Quand les étudiants ont fait grève à l'automne 2007 pour le retrait de la LRU, la direction de l'Unef s'est alors opposée à cette exigence de retrait. Cette loi crée des universités à plusieurs vitesses et liquide les diplômes nationaux.

Pour la réforme des lycées, Darcos et presque tous les responsables syndicaux ont signé, en juin dernier, des « points de convergence », puis négocié jusqu'en octobre. Mais cette foi là, la mobilisation des lycéens l'a mis en difficulté. Alors, il suspend son projet pour reprendre, sur la base de ces « points de convergence », les discussions avec les syndicats d'enseignants et les organisations lycéennes.

Les responsables de la Fidl demandent une « bonne réforme ». Ceux du Sgen -CFDT, de l'Unef, de l'Unl, de la Fcpe et de l'Unsa proposent « leur » projet de réforme qui ressemble comme deux gouttes d'eau à la réforme Darcos…Ils veulent, comme Darcos, un bac à la carte avec des modules, des lycées autonomes, etc.. Une telle politique est inacceptable.

Avec Sarkozy, il n'y a rien à négocier. Avec Sarkozy, il ne peut y avoir de « bonne réforme ».

Rupture des négociations ! Que les dirigeants des syndicats retirent leur signature des « points de convergence » sur lesquels s'appuie Darcos.

Retrait total et définitif de la réforme des lycées !


Vers le financement des lycées par les patrons

Pour reprendre les négociations sur la réforme des lycées, Sarkozy a confié cette mission à Richard Descoings, patron d'une grande école parisienne. Première proposition de Descoings: que les entreprises commencent à financer les lycées.

Cela signifie : inégalité de financement, soumission des lycées aux patrons, mise en concurrence des établissements et inégalité généralisé.

Une exigence immédiate:

À bas la mission Descoings ! 


Le seul rôle de Sarkozy : défendre le capitalisme.

Pour les salariés, pour l'enseignement et les hôpitaux, « les caisses sont vides » dit Sarkozy, mais pour sauver les banquiers et les actionnaires, il trouve des dizaines de milliards. Et tous les gouvernements de la planète font de même : des centaines de milliards de dollars ou d'euros pour éponger les pertes des banques, et des millions d'emplois supprimés depuis un an aux Etats-Unis et dans les Etats d'Europe.

Dans le système capitaliste, les crises sont inévitables parce qu'un banquier, un patron fera toujours ce qu'il veut de son argent. Ce système n'est pas régulable. Et la crise, ce sont toujours les plus faibles qui la payent. La première mesure qui s'impose, c'est donc la nationalisation pure et simple, définitive, sans indemnité pour les actionnaires, des banques et principaux groupes industriels. Ce serait une première mesure pour aller vers une société socialiste. Mais seul un gouvernement des travailleurs appuyé sur la mobilisation, pourrait prendre une telle mesure.

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